Elle n'était pas vraiment née sous une bonne étoile, la brave Pléïade, femelle Saint-Bernard de son état. On ne sait pas grand chose de son passé, si ce n'est qu'elle a atterri dans un refuge un poil surchargé, où les chiens vivaient en meute. Mais la vénérable mamie avait un peu de mal à s'imposer face aux jeunes toutous du refuge, et ne recevait par forcément la ration nécessaire à l'entretien de son vieux corps perclus... Il devenait urgent de lui trouver une famille qui puisse l'aider à remonter la pente.

 

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Les photos de Pléïade de cet article sont celles prises samedi et dimanche dernier...

 

Le message avait circulé sur la toile, et n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde... Dame Pascale s'était mise en tête de recueillir la vénérable toutoune pour lui donner un panier de fin de vie digne de ce nom. Restait à acheminer Pléïade du refuge jusque la Champagne. Là encore, la solidarité des internautes n'allait pas rester vaine, les membres de différents forums canins se sont mobilisés pour rapprocher la belle Pléïade de sa nouvelle famille... 

 

  

 

Le voyage restera certainement dans la mémoire des personnes qui se sont mobilisées, tant la pauvre toutoune dégageait une odeur pestilentielle de gangrène, qui commençait à gagner un de ses pieds. Fenêtres ouvertes obligatoires et précautions infinies pour transférer la pauvre mamie d'une voiture à l'autre tant elle était amaigrie et affaiblie...

 

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C'est émue aux larmes que Pascale récupérera la vieille toutoune près d'Auxerre, avant de la ramener chez elle dans l'Aube. Il faudra prendre des précautions pour présenter Pléïade à Mystie et Nougat, les deux Saint Bernard de Pascale, car eux sont pleins de vie alors que la mamie est dans un état un peu pitoyable.

 

 

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Première mission, faire suivre la toutoune par le véto pour soigner ses pattes sanguinolantes... Le vétérinaire habituel de Pascale sera septique quant aux possibilités de lui sauver les doigts infectés. La pauvre Pléïade sera mise sous antibiotiques et Pascale s'acharnera à lui nettoyer régulièrement les pattes pour assainir les plaies, vraiment pas belles à voir. Mais grâce au lourd investissement de sa bonne fée, contre toute attente, il ne sera pas nécessaire d'amputer les doigts les plus abîmés.

 

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Mamie Pléïade utilisera progressivement un peu mieux sa patte la plus abîmée, non sans la remettre régulièrement à vif. Pascale s'ingéniera à trouver des solutions pour la soulager et chaussera la vénérable toutoune de chaussettes pour protéger la pattoune malade. La vieille chienne est très chateau branlant mais apprécie les sorties au jardin, en compagnie surveillée de Mystie et Nougat, et de Titi le Bouc et d'Axa, la Chèvre (bientôt suitée d'un chevreau et d'une chevrette).

 

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Mystie la ronchon

 

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Nougat le gros bébé

 

Régulièrement, elle arrivait bonne dernière au grillage quand les deux jeunots jappaient sur les passants, mais il est indéniable que la rescapée avait retrouvé la joie de vivre. Elle dévorait ses gamelles avec avidité. Un peu trop d'ailleurs, car malgré les précautions de Pascale, un soir où Carioline était présente, Pléïade avait fait un début de dilatation d'estomac. Expédition rapide vers le vétérinaire par précaution, surveillance accrue, et la mamie s'en sortira, même si elle connaîtrait d'autres épisodes de ballonnements suspects par la suite. Mais toujours Pascale veillera au grain pour préserver sa protégée.

 

 

Progressivement, la pépette a repris du poids et de maigres forces. Ceci dit, malgré son certainement lourd passé, Pléïade a toujours apprécié pleinement les continuelles attentions de Pascales à son encontre. Il fallait la voir quémander de sa patte des caresses de sa maîtresse, suivre du regard ses va-et-vients dans la maison. Une véritable relation fusionnelle entre ces deux-là...

 

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Outre les papattes, les risques de dilatation, Pléïade avait aussi des problèmes aux oreilles qui devaient exister de longue date. Mais là encore, elle se laissait manipuler par Pascale sans broncher... Une vraie crème, cette chienne, on ne comprendra jamais comment ses maîtres premiers ont pu la délaisser ainsi...

 

 

Malheureusement, malgré l'attention de Pascale, toujours aux petits soins pour sa mamie comme pour le reste de sa tribu, le grand âge se faisait ressentir de plus en plus souvent. Pléïade avait de plus en plus de mal à se lever seule. Les épisodes où elle restait couchée se sont multipliés, au grand dam de Pascale. Ce n'est pas tant le fait qu'alors Pléïade faisait sous elle qui l'embêtait, Pascale, mais plutôt le fait de la voir impuissante malgré sa volonté de vouloir se lever. Pourtant, la vénérable toutoune trouvait des réserves d'énergie pour se remettre timidement sur pattes.

 

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Mais les périodes d'éclaircies devenaient de moins en moins fréquentes et de plus en plus fugaces. Pascale se sentait de plus en plus impuissante face à cette quasi paralysie qui semblait gagner l'arrière-train de Pléïade alors que l'avant-main, la tête étaient encore  bien vigiles... Parfois, elle appelait Maîcresse pour se faire soutenir au moins moralement, car la distance ne facilitait pas non plus les coups de main sur place, même si Carioline essayait de passer de temps à autres chez Pascale après ses entraînements au CCCSN, tout près de là.

 

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Une grosse bave de Nougat !

 

D'ailleurs, le week-end dernier, les Pacotilles avaient rendez-vous avec leurs copains Terre-Neuve du côté de Troyes. Maîcresse voulait faire le détours vers Pascale pour lui prêter ses tondeuses à cheveux (celles qui lui servait à tondre Chaussettes dans sa jeunesse) pour raser Pléïade pour éviter qu'elle ne baigne trop dans son urine et ses déjections et le harnais Doonerak's d'Aïoli pour que Pascale aie éventuellement un peu plus de prises pour tenter d'aider Pléïade. Et surtout pour rapporter l'héritage médicamenteux de Chaussettes et d'Elypse : des remèdes pour le coeur, l'oedème pulmonaire (au cas où), pour contrer la doûleur, à faire avaliser par le véto habituel...

 

C'est ainsi que nous avons débarqué samedi soir chez Pascale. Certes, la brave Pléïade ne s'était pas levée pour saluer Carioline mais elle l'a tout de même trouvé en bonne forme, alerte, vigilante... et toujours aussi friande de caresses et d'attention... Maîcresse a passé de longs moments assis à ses côtés à lui gratouiller le ventre, lui caresser la tête. Dès qu'elle faisait mine d'arrêter, Pléïade donnait de sérieux coups de patte pour relancer la machine à caresses... 

 

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Mamie Pléïade n'avait pas réussi le soir à se lever pour faire ses besoins, malgré les subterfuges des deux madames... qui étaient même aller jusqu'à resservir une nouvelle gamelle de croquettes pour tenter de décider Mamie de se lever (car oui, l'appétit, elle l'avait encore, la coquine !). Par contre, dimanche matin, Carioline avait eu le plaisir de voir la Pléïade se promener tranquillement sur le terrain devant la maison, pendant quelques instants, stimulée par le départ en fanfare de Mystie et Nougat. Maîcresse elle avait repris espoir de voir repartir la mamie pour quelques semaines... Et était repartie de chez Pascale un peu plus sereine.

 

Malheureusement, la journée passée et les jours suivants, Pléïade a de nouveau été dans l'incapacité de se lever. Carioline avait voulu y voir un signe supplémentaire de fatigue. Elle se souvenait de l'épisode où son brave Chaussettes était resté couché sans bouger ni manger pendant 3 jours, pour se lever et aller voler le paquet de jambon cru laissé quelques instants sur la gazinière alors que Maîcresse commençait à envisager de le faire euthanasier... Si seulement Pléïade pouvait être dans le même passage, totalement inerte pendant 3 jours pour repartir finalement pour près d'une année de vie trèèès tranquille par la suite...

 

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Mais les injections de cortisone n'ont pas eu l'effet escompté. Pléïade tenait à peine debout, même quand Pascale a pu être aidée pour la lever. Car pas facile de lever seule une grosse toutoune somme toute encore assez lourde comme Pléïade... Elle avait repris du poil de la bête en près d'un an aux côtés de Pascale. Elle pleurait de plus en plus quand sa maîtresse devait changer ses couvertures. Elle se traînait centimètre par centimètre pour tenter d'aller dehors. Elle tombait lourdement sur le sol sans être capable de se relever les rares fois où elle trouvait la force de se lever... Pascale se cassait le dos, ruinait sa propre santé à essayer d'aider la brave Pléïade.

 

Il fallait se rendre à l'évidence, les derniers instants de Pléïade approchaient, l'éthique humaine voulait qu'on la soulage de ses souffrances. Le délai que s'était donné Pascale ne donnait guère d'amélioration à l'état de Pléïade. Ce n'aurait pas été une vie décente de la laisser passer ses derniers jours de vie à se traîner au sol lamentablement, à vivre dans ses besoins, puisque Pléïade ne supportait même plus qu'on la bouge pour changer son couchage souillé.

 

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Alors Pascale a du se résoudre à demander au vétérinaire de passer pour endormir à jamais la douce Pléïade. Il lui a fallu attendre la mort dans l'âme la venue de la véto, en fin de matinée, en restant au chevet de la mamie une bonne partie de la matinée jusqu'au moment fatidique de lui injecter l'anesthésiant. Contre toute attente, là où l'on croyait que Pléïade avait un coeur épuisé, elle a résisté plus longtemps que prévu à l'action de l'anesthésiant préalable.

 

Durant de trop longues minutes, elle a léché la main de Pascale, et ne l'a pas quittée du regard. Pléïade a fini par sombrer dans un léger sommeil, trop léger au goût de la vétérinaire, qui a préféré doubler la dose avant d'injecter le produit mortel. Jusqu'au bout, son vieux coeur a tenu le coup, et il a fallu la totalité du produit léthal pour que le palpitant capitule et que la brave Pléïade s'envole vers d'autres cieux plus cléments, laissant sa Bipède effondrée. Seule malgré la présence de Mystie, Nougat, des chèvres, des chats de la maisonnée.

 

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Titi salue une dernière fois sa copine Pléïade

 

Etrange sentiment face à la disparition de nos chers compagnons qui ont marqué notre vie, même si, comme dans le cas de Pléïade, ils ne sont restés qu'une petite année à nos côtés... Ce matin, quand le téléphone a sonné, Maîcresse aurait voulu croire qu'il y avait un espoir. Mais non. Il lui a fallu prendre sur elle pour ne pas s'effondrer elle aussi, pour avoir la force de tenter de réconforter Pascale à l'autre bout du fil. Même si en ce moment difficile de la décision fatidique à prendre, les mots ne sont pas simples à trouver. Tout comme ceux à trouver lorsque le cher compagnon est parti...

 

Mais une chose est sûre, si elle n'a pas eu la belle vie qu'elle méritait tout au long de sa vie, la brave Pléïade a eu droit à une fin de vie heureuse aux côtés de Pascale, qui lui a fait l'ultime cadeau de ne pas la laisser souffrir atrocement en vain...

 

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Veille sur nous de là-haut, Pléïade !

 

Ma douce Pléïade, j'ose rêver que ton étoile brillera ce soir au sein des Pléïades célestes... Sache que si tu as marqué à jamais la vie de Pascale, tu n'auras pas laisser indifférente notre Bipède, pour laquelle tu comptais beaucoup également... Va, vénérable toutoune, et reste dans nos coeurs !

 

Le 23/02/2011


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Ce matin, Carioline et moi avions rendez-vous pour une grande première pour ma Bipède : sa première balade entre Kitou, organisée par Anne-Sophie, la maîtresse de Boss, et ses amis. Bon, la miss s'est couchée tard (ou tôt le matin, disons) si bien que ce n'est qu'à 09h55 qu'elle s'est réveillée.

 

 

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Alors que nous étions sensés partir au plus tard à 10h, le temps de gérer le picotin du matin des ânes, le p'tit déj' rapido de la Bipède, l'ouverture de la fenêtre pour les chats, l'accès au garage pour les deux Pacotilles qui allaient rester dans la cour, ben, on est parti à presque 10h30...

 

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Et c'est donc avec une bonne demie-heure de retard que nous sommes arrivés au Lac Kir, lieu du rendez-vous. A l'entrée du parking, nous avons croisé Anne-Sophie qui repartait... chercher une autre retardataire.

 

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Maîcresse s'est garée, a extirpé de quoi s'habiller, son appareil photo, "ma" muselière (elle garde un certain souvenir amer de ma rencontre avec Saku, la toutoune de Chris et ne voudrait pas que je re-croque mes congénères aujourd'hui. Alors, tant pis pour les préjugés des copains, elle a préféré anticiper), quelques bonbons pour détourner mon attention "des fois que ça marche"... Une tite balade autour de la voiture pour me mettre en jambe et tester mon humeur envers les chiens étrangers croisés sur le parking.

 

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Après ces quelques minutes de préparation, Carioline a eu un éclair de génie. Les autres Kitous devaient forcément être quelque part dans les alentours, ce ne serait pas plus bête de les chercher de suite avant le retour d'Anne-Sophie, après tout.

 

 

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Bon, la Bipède ne connaissant pas trop les lieux, ne savait pas trop où avait pu être donné exactement le rendez-vous, mais nous n'avons pas eu à nous avancer beaucoup pour apercevoir un atroupement autour d'un petit renard roux... Bingo !

 

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Avec précaution, non sans m'avoir muselé au préalable par précaution, nous nous sommes approchés du petit groupe de Bipèdes et de toutous. Waouh, Maîcresse, c'est la première fois qu'elle voyait autant de kitous d'un coup.

 

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Elle savait par photos interposées que, par le passé, je m'étais déjà promené avec des congénères (dont mon frangin) mais ensemble, nous n'avons guère eu l'occasion de nous promener avec autant de loups (ou de renards, au choix) autour de moi...

 

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Mais bon, de prime abord, je me comporte relativement bien. Je onke-onke un peu de-ci, de-là, mais je suis moins impulsif que lors de ma rencontre avec Saku. L'inhibition dûe au port de la muselière ? L'effet de meute des copains en face ? Je me tiendrais à carreaux, au grand soulagement de Carioline. Mais pour le moment, elle préfère que je garde la boite à museau, sait-on jamais.

 

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Nous sommes sept Akitas, six Inu et un Ricain, et une border aux airs de Pacotilles, en plus petit, hi hi hi ! Sept adultes et une tite chiotte de quelques mois. Trois bringées, trois fauves plus ou moins prononcés, un pinto - et une bicolore noire et blanche de pièce rapportée, non mais ! Il y en avait pour presque tous les goûts.

 

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Bon, si Maîcresse a beaucoup apprécié la couleur de la petite Kimi (désolé pour les erreurs de noms ou d'orthographe, vous nous corrigerez !) et des toutounes bringées, elle aurait bien aimer voir un bringé à poils longs.

 

 

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Ouais, elle sait, c'est pas confirmable, les poils longs, mais vous savez comment elle est, ma Bipède, les standards, c'est pas son truc !

 

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Notre petite cohorte se met en route, non sans mal car nous faisons sensations autour du lac. Ce qui n'est pas sans rappeler les balades entre Terre-Neuve avec le Club Champenois de Chiens de Sauvetage Nautique ou les plus rares tours du même lac avec les Pattes Palmées.

 

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Comme quoi, entre renards ou gros ours, dès qu'on est en meute, on attire les regards et les curiosités.

 

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Régulièrement, des curieux interpellent nos Bipèdes, veulent nous papouiller, posent une multitude de question... Même qu'un couple nous sortira immanquablement la référence au film Hatchi, passé plutôt inaperçu malgré la présence de Richard Geere (Maîcresse, elle n'a pas été le voir, pas de sous à dépenser pour une telle niaiserie hollywoodienne, elle lui a préféré la version originale japonaise...).

 

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Quoiqu'il en soit, je me comporte bien. Tant et si bien qu'en fin de parcours, Maîcresse osera me retirer la sumelière, les autres mâlous et moi êtions plutôt zen.

 

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Pour la petite histoire, Boss et moi, nous nous retrouvions régulièrement truffe à truffe au détour d'un arbre. Sans heurts.

 

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Et je crois que Jacques, le n'amoureux d'Anne-Sophie, il a craqué sur moi. Il a rien fait que de me papouiller régulièrement ! Maîcresse, elle lui a dit qu'il aurait le droit de venir me garder en vacances, avec Boss ! Bon, les z'autres aussi, ils ont trouvé que j'étais un beau toutou, snarf, snarf, snarf !

 

 

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M'enfin, pour cette toute première balade en compagnie d'autres Akita, Maîcresse était bien contente de mes réactions. Bon, Anne-Sophie lui avait dit et redit qu'il n'y avait jamais eu de soucis, et même si Fidji (euh, là encore, corrigez-moi si je fais erreur) m'a remis fermement à ma place alors que je tentais une approche guillerette face à face, y'a pas eu de bobos. Bref, une expérience à renouveler une autre fois...

 

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Mais il faut qu'on y aille, Carioline est attendue pour l'assemblée générale des Pattes Palmées ! ! !

 

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A bientôt les copains !

 

Bilou.

 

PS : Maîcresse, et visiblement Anne-Sophie aussi, aurait bien invité ma première maîtresse Céline à se joindre à nous, mais comme il y a de fortes chances qu'elle ne soit pas trop disponible actuellement, la Bipède, elle n'a pas sauté le pas. Mais on a bien pensé à toi, Céline !


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On ne l'a appris que sur le tard, mais Valérie Beuzelin, une "éducatrice équine" qui travaillait la méthode Parelli avec ânes et mules, est décédée prématurément durant l'été 2009. Cette triste nouvelle a franchement bouleversé notre Bipède, qui, bien que ne la connaissant que très peu, avait beaucoup apprécié les quelques jours passés à ses côtés en 2002, sur la propriété d'Isabelle Z, une amie d'un forum Longues-Oreilles...

 

Maîcresse nous avait emmenés, Poilu, mon copain du CPIE, et moi, ainsi que Chaussettes, encore chien unique à l'époque, dans le fourgon de Vincent, notre voisin. Un chargement un peu épique car ni Poilu, ni moi n'étions des pros du voyage à roulettes... Ca, il a fallu nous pousser, tirer, amadouer aux friandises, avant que nous n'acceptions de monter dans le fourgon ! Après quelques heures de route, nous avions rejoints les petits enclos qu'Isabelle et Cédric avaient monté pour héberger leurs hôtes du week-end et Carioline avait fait timidement connaissance de Valérie, qu'elle savait gérer "L'Hôtel aux ânes" dans l'Orne.

 

Rapidement, Valérie avait détecté en moi un potentiel de grand coquin, malgré ma taille. Ben vi, petit mais nerveux, pêchu, contrairement à mon grand copain Poilu (et ce n'est pas Nanou, mon copain actuel, qui démentira, hi hi hi !). Mais surtout, on voyait qu'elle réfléchissait quand elle me regardait. Pour finir par demander à Carioline chez qui elle m'avait acheté.

 

C'est qu'elle ne m'a pas acheté, que nenni, elle m'a adopté auprès d'une dame qui ne pouvait plus me garder. Car élevé comme le dernier enfant de la famille, dans une cour de maison, mes longues promenades quotidiennes ne suffisaient pas à canaliser mon énergie de jeune âne et un jour, j'ai chopé la fillette de la maisonnée à travers ma grille et l'ai secouée comme un petit fétu de paille, heureusement sans trop de gravité. Le monsieur de la maison a craint pour la sécurité de ses enfants et a contraint sa femme de se défaire de son âne adoré.

 

Moi, qui m'appelait encore Totoï, elle m'avait acheté à un monsieur qui élevait des ânes, dans un moulin


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