Maîcresse rêvait d'organiser un rassemblement des frères et sœurs d'Aïoli pour leurs trois ans, mais c'est râpé pour cette année. Jusqu'au dernier moment, elle a espéré pouvoir rejoindre au moins Tata Déphouine et Tonton Franck, Anouk et Biscotte, en Touraine, mais elle s'est trouvée finalement trop fatiguée pour entreprendre le voyage. Alors, c'est le cœur un peu gros qu'elle a renoncé à son voyage tourangeau. Bon, après un ou deux jours de repos et de ménage dans la maison, Maîcresse voulait tout de même voguer vers d'autres horizons, et c'est vers l'Aisne que son regard s'est tourné. Rapide coup de fil aux frangins-frangines ardennais, mais personne ne répondait chez Abruzzes et la famille d'Acadie partait en vacances pour le pont… Grrr !
Tant pis, elle irait tout de même passer un p'tit bonjour à ses copains axonnais, un peu à l'improviste. En avant-goût d'anniversaire, en attendant que Maîcresse dégotte un cadal à Ravioli, nous avons fait une halte d'une journée auprès du Club champenois de chiens de sauvetage aquatique, au lac Amance, à Dienville. Le temps d'installer notre arsenal, histoire d'éviter qu'Elypse croque un chien en vadrouille au passage, que je saute joyeusement sur un passant égaré ou que Aïoli se fasse surprendre par une famille en balade, et nous rejoignons la séance de répétition du pestacle de démonstration que les gens du cru préparent pour samedi 17, à tour de rôle… À droite, à gauche, ça fait presque patrouille de France et ça nous rappelle les exercices que nous faisions en première partie à Laon…
P'tit pique-nique pour les Bipèdes, enfilage des combis de plongées, et nous entrons de nouveau en scène, côté eau, cette fois. Quelques brasses aux côtés, ou non, de nos maîtres et maîtresses, puis, nous nous dirigerons vers un ponton amarré à un quai un peu plus loin… Elypse restera à la voiture, car Maîcresse se voit mal la gérer si il n'y a rien pour l'attacher là-bas. Espérons qu'aucun chien ne fera mine de s'approcher de la voiture, bâchée à souhait pour l'occulter au maximum et que chaîne et laisse ne céderont pas, que le coffre ne s'entrouvrira pas plus que prévu.
Nous rejoignons enfin les copains du jour, dont certains sont déjà sur le ponton. D'autres ont un peu plus d'appréhension, et j'avoue que je ne fais pas tout à fait le fier de descendre sur ce truc qui oscille au gré des vagues. Maîcresse compatit, elle aussi, appréhende un peu de rejoindre le machin, même s'il n'est pas très bas, ni trop éloigné de la berge, eh eh eh ! Vertige, quand tu nous tiens ! M'enfin, descendre sur le ponton n'est qu'une face cachée de l'iceberg. Snarf, snarf, snarf ! Il nous faut maintenant sauter dans l'onde, normalement sans objet de motivation, uniquement sur ordre du Bipède. Certains toutous locaux semblent connaître l'exercice et se jettent à l'eau sans hésiter. D'autres sont plus réticents et tournent résolument le dos à l'eau, au grand dam de leurs maîtres.
Pour notre premier essai, Carioline est obligée de se mouiller, eh eh eh ! Mais elle ne semble guère prête à sauter ainsi dans l'eau, et c'est plutôt une grosse pierre qui descend du ponton sur les fesses. Elle s'éloigne et nous voici tout émoustillés de la voir partir sans nous. Sur le ponton, des hommes forts nous empêche de rebrousser chemin, et nous sommes bien obligés de nous mettre à l'eau.
Pas franchement artistique, cette première mise à l'eau, mais bon, faut pas trop nous en demander dès le premier coup ! Les suivantes seront à peu près aussi récalcitrantes, mais peu à peu, nous nous prendrons au jeu. Et même moi, fainéant de Virgule, je ferais un joli saut digne du copain Toby, si, si ! Bon, j'a pas ré-édité par la suite, mais Maîcresse l'a vu de ses yeux vus ! N'empêche, les jeunes gens qui se sont chargés de me remonter sur le ponton sont unanimes… "Fait aucun effort pour s'aider, le bougre !" Non, sans déc', Maîcresse, elle dit la même chose quand il s'agit de me monter dans la voiture, hi hi hi !
Après l'exercice du ponton, nous retournons sur la plage des toutous, où Aïoli débutera par l'apport de planche à une victime. Elle s'en sortira pas trop mal, Elypse et moi aussi, même si nous montrons un peu moins doués que Yoyo. Un peu plus loin, des toutous apportent un filin à un bateau en détresse. Le filin est attaché à un apportable en bois, que nous n'aimons pas trop prendre en bouche de prime abord. Rien à voir avec notre manchon doux en bouche. M'enfin, à force d'encouragement, Aïoli fini par prendre de l'assurance et à comprendre ce qu'on attendait d'elle. Une fois, deux fois, elle a rapporté l'objet au bateau. Le métier rentre petit à petit. Elypse a été elle aussi initiée à l'exercice, mais il a fallu à Maîcresse qu'elle l'accompagne, sous les gentilles remontrances du responsable de l'entraînement. Comment ça, à terre, c'est pas avoir de l'eau jusqu'aux hanches ? Snarf, snarf, snarf ! Allez, Carioline, retourne sur la berge, le monsieur s'occupe de ta fifille ! Moi, je serais exempt d'exercice !
Pff, il est loin votre bateau en détresse !
Nouvel exercice d'apport : prendre une bouée, l'emmener à une victime et ramener la victime dans la bouée. Des trois Pacotilles, Aïoli est la seule à bien faire le tour de la victime.
Elypse lachouille un peu la bouée en cours de route mais tire toujours aussi bien la bouée le plus loin sur la berge ! Moi, je bidouille un peu et fait demi-tour un poil trop tôt, comme
un peu souvent en ce moment !
Juste avant de partir, Maîcresse demande si Yoyo peux faire un exercice qu'elle n'avait jamais fait : une victime appelle sur sa grande planche en perdition. On doit prendre la corde en gueule et commencer à ramener la planche vers la berge. À mi-chemin, la victime tombe de sa planche et on doit rebrousser chemin, refaire le tour de la victime pour qu'elle puisse remonter sur la planche. La première partie de l'exercice se déroule sans trop de problème, Aïo fait bien le tour de la planche, tout de même un peu dépitée par la longueur du bestiau. Elle commence à ramener la planche, mais le bonhomme tombe, sans qu'elle s'en aperçoive ni n'entende les ordres de demi-tour de Maîcresse… Bon an, mal an, avec l'aide d'un deuxième plongeur, elle est obligée de rebrousser chemin pour aller chercher la victime perdue… Allez, pour une première, c'était pas si mal.
M'enfin, c'est désormais l'heure de partir vers l'Aisne… Nous reprenons donc la route et
partons rejoindre Magali et sa petite famille. Nous débarquons vers 21h. Comme les copains nous attendent pour commencer à manger, Carioline attendra plus tard avant de nous installer dans nos
quartiers…
On n'est-y pas bien, à l'ombre ?
Rafaël, le n'amoureux de Magali, nous prêtera son domaine, l'ancien antre de Catherine, une amie de Maîcresse expatriée en Bretagne. Vous savez, celle qui avait plein de chiens, de chats et de
poneys, et qui avait hébergé Tolstoï les premières semaines après son arrivée chez Maîcresse… Carioline dormira dans le chalet et nous dans la voiture, histoire de ne pas réveiller le voisinage
en nocturne, mais elle nous attachera tout de même un peu dehors pour qu'on se dégourdisse les pattes…
Thaïs a piqué la copine de sa soeur Violaine pour une partie de balançoire...
Après une courte nuit de sommeil, vers 7h, Carioline se réveille et nous sort de la voiture à l'attache. Mais rapidement, elle s'en mordra les doigts, Elypse aboiera un poil trop à son goût vue
l'heure matinale. Retour dans le coffre pour la gueularde, tandis que Maîcresse essayera de dordinner un peu en attendant une heure plus "décente" pour se lever un jour férié. Vers 8h, n'y tenant
plus, elle rejoint la maison de Magali, où elle retrouve la grande petite Thaïs en train de mettre la table pour le petit déjeuner, sa môman encore endormie à l'étage. Carioline déjeunera avec
elle, puis proposera à la petiote de l'accompagner pendant notre promenade.
Thaïs prendra son vélo, tandis que Maîcresse nous sortira, Aïoli et moi. Direction le CPIE, histoire d'aller rendre visite à Poilu et Fanny, dont s'occupe désormais Rafaël, récemment embauché pour seconder Noël. Vu le jour férié, Maîcresse ne compte pas voir grand monde sur son ancien lieu de travail. Mais au moins croisera-t-elle la p'tite mamie et le p'tit papi avec qui elle discutait il y a quelques années. Thaïs annonce l'arrivée de Fabrice, l'ancien collègue et voisin de Maîcresse. Carioline pense qu'il part se promener, mais non, il s'oriente vers le CPIE.
Après avoir quitté les retraités, elle se dirige donc vers le CPIE à son tour… Et s'aperçoit
en effet qu'il y a de l'activité. Le pavillon où se tenait les bureaux des animateurs est en plein chantier. Ceux-ci ont été exilés dans un Algéco, tout près du bâtiment principal. Elle y
retrouve Jean-Renard, un peu surpris de la voir débarquer… Puis arrivera Danielle. Carioline n'aura pas trop le temps de beaucoup parler à ses ex-collègues, car un car arrive avec une école de la
région parisienne…
Maîcresse vient donc nous récupérer, et nous poursuivons notre pèlerinage dans le village, avec une halte chez Michel et Mélanie, histoire de voir leur petit Jules qui a du bien grandir depuis
Noël. Petite discussion entre amis, babillages avec le bambin, promis d'office en mariage à Capucine, la filleule de Maîcresse, hi hi hi ! Puis Thaïs et Maîcresse sont retournées voir si Magali
et Rafaël étaient debout…
Le monsieur bosse autour de son chalet, Magali est dans son jardin. Carioline nous rattache
à l'ombre, renouvelle notre eau, ramasse nos crottes de la soirée, fait sécher ses affaires de travail à l'eau, avant de rejoindre Magali.
Y'a pas à dire, ça bosse dur, ici !
Repas entre amis, puis petite promenade digestive avec Elypse cette fois. Puis, au retour, Maîcresse finira de charger la voiture, encore plus pleine qu'à l'aller, car on a récupéré des vieux
piquets de clôtures électriques auprès de Rafaël.
ça monte, hein, petite coquine de Thaïs !
Rapide visite à Nicole, son ancienne voisine, petit thé à l'ombre du parasol du jardin, caresses aux minous officiels ou squatteurs de chez Nicole, avec une attention toute particulière à notre
copain Gandalf, le gouttière chartreux que Maîcresse a dû "abandonner" à Nicole lorsqu'elle est partie. Faut dire que c'est un minou né chez elle, que Carioline avait adopté il y a quelques
années en arrière, mais qui retournait déjà régulièrement chez sa mère avant que Nicole change d'appart'.
Le gros Gandalf, il manque un peu à Carioline, tout de même...
Avec les fréquentes visites de l'ex n'amoureux de Maîcresse, avec ses chiennes qui n'aimaient pas les chats, le pôv' Gandalf, qui avait déjà du mal à nous supporter nous les Pacotilles, ben,
il a plié bagages et squattait les 3/4 du temps chez Nicole (et encore, si ce n'est pas plus !). Aussi, quand nous sommes partis, comme Carioline ne savait pas trop où elle s'installerait
"définitivement", elle a préférait laisser son chat câlin où il avait ses repères, et la mort dans l'âme, elle l'a laissé dans l'Aisne... M'enfin, connaissant Nicole, elle savait que son gros
félin serait entre de bonnes mains...
Comme il se fait tard, mine de rien, et que Maîcresse doit faire le plein de la voiture avant de repartir, elle en profite aussi pour s'arrêter chez Quick. Dis donc, ça fera trois fois en moins
d'un an ! ! ! Après quelques heures de route, nous retrouvons Chaussettes, abandonné à la maison depuis la veille au soir… Enfin, à la maison, avec la porte sur la cour ouverte, pour qu'il puisse
faire ses besoins quand il veut, et nos voisins comme nounou…
Virgule, le 12 mai 08
Commentaires