Ben vi, ça faisait tant de fois que Maîcresse avait reporté ce voyage tourangeau qu’elle se devait de venir dire un tit bonjour à Tata Déphouine et Tonton Franck, d’autant plus qu’elle avait chez elle les cadeaux que le Père Nouïel avait déposé pour la tite tribu en décembre ! Des lustres, quoi ! Bon, ceci dit, les Tourangeaux, z’auraient pu faire aussi le déplacement, surtout maintenant qu’ils ont une voiture de riches, eux ! Mouais, mais en faisant ainsi, Carioline, elle n’aurait pas revu mes frangines Anouk et Biscotte, ç’eût été dommage…
Bref, après notre départ de Normandie, après nous être un poil paumés dans l’agglomération de Rouen (Maîcresse voulait pas payer la toroute), après avoir erré autour de Chartres pour trouver le centre commercial et sa pompe à essence, nous avons enfin pu rejoindre l’itinéraire que le Pôpa de Maîcresse prend depuis des années pour aller vers la Touraine… Souvenirs, souvenirs, même si désormais les routes ont été un peu ré-aménagées, Carioline n’a pu avoir qu’une pensée émue en passant à Pezou, sans avoir à s’y arrêter pour faire pipi, hi hi hi !
Cette fois encore, nous arrivons en l’absence de nos hôtes. Déphouine doit encore être en train de rentrer
de la sortie d’école, quant à Franck, ‘savait même pas s’il rentrerait chez lui pendant le séjour de Carioline en Touraine… A moins qu’il n’aie dit ça pour la charrier, car c’est un comique,
Tonton Franck… On verra bien, pour le moment, Maîcresse nous balade vite fait, non sans déclencher les aboiments de mes frangines, de l’autre côté du grillage. Carioline ira les voir
après…
Elle arriiiiive ! ! !
Mais dans un premier temps, elle nous attache tous les trois à la voiture, va boire un tit coup, et ouvre enfin la porte du jardin pour aller dire un tit bonjour à ces louloutes qu’elle a vu
grandir chez elle. Anouk comme à son habitude, aboie en reculant un poil, et Biscotte jappe de concert… M’enfin, elles finissent par comprendre que Carioline n’a pas de mauvaises intentions, et
bientôt, elle se fait attaquer et débarbouiller de toute part…

T'es qui toi, d'abord ?
Alors que Maîcresse est avec ses fifilles, elle aperçoit le monospace familial qui s’engage sur le chemin et s’empresse donc d’aller
accueillir sa coupine, histoire que les petiots ne viennent pas se faire bousculer par nos chaînes… Bon, z’auront tout de même droit à un accueil musclé, car les Pacotilles, y sont chez eux dès
qu’ils posent pattes par terre, et dès qu’ils sont chez eux, ils montent la garde, non mais ! Z’avez qu’à bien vous tenir ! Comment ça, vous êtes chez
vous ? ? ?
Carioline n’a pas vraiment le temps de saluer Tata Déphouine, car elle déboule avec Elouan qui a avalé un bout de sa sucette de travers. Rien de bien grave, et le reste de la troupe (entendez Léa, Elouan, Maëlo et deux copains d’école) déboule joyeusement dans la maison, avec interdiction de venir nous voir sans surveillance… Ca en fait du monde, dis donc ! Nous, on n’est vraiment plus habitué, à Merlieux, on voyait régulièrement des bouts de chou, mais depuis qu’on est paumés en Bourgogne… Sans commentaire !
Pis Isabelle ( ? ) la maman des deux p’tits gars surnuméraires, vient récupérer ses loupiots, et Carioline laisse les deux amies discuter tranquillement pour aller installer un enclos autour de notre niche à roulettes. Mouais, c’est pas gagner encore, c’histoire ! L’a embarqué que 6 piquets (mais a pris de la ficelle à ballot, en veux-tu, en voilà, pour avoir des isolateurs de fortune) et ici, le jardin de devant, il n’est pas clôturé du tout. Pas question de ne pas faire un enclos bien hermétique, s’agirait pas que Maman fugue et aille casser la figure aux toutous du coin… En plus, le sol est bien compact par endroit.
Mais bon an, mal an, Maîcresse finira par délimiter un petit enclos pour limiter les évasions… et les
intrusions des enfants à nos côtés. Car on la défend, notre voiture, et il ne faudrait pas non plus qu’on en renverse un par mégarde… Alors, on restera confinés dans le jardinet de devant.
Carioline se doute qu’il n’y aura gros problème entre Virgule et mes deux frangines, mais n’osera pas me mettre avec elles. Bon, avec Anook (pff, y’a pas idée d’avoir deux toutounes dans sa
famille qui porte le même prénom, même avec une orthographe différente !) et Orphée, ça c’était bien passé, mais sait-on jamais, et il est encore plus hors de question qu’elle prenne ce
risque avec Maman Elypse.
L'est plus petit, notre enclos tourangeau !
Une fois l’enclos terminé, Carioline rentrera tout de même boirloter avec Déphouine et son amie, et Franck finira par arriver, tandis qu’Isabelle repart chez elle, non sans se faire chambrer par
l’incorrigible monsieur… Carioline remet alors enfin les tits cadeau de Nouïel : un tit cheval en peluche et une plaque de porte pour Léa, des figurines de Star Wars et une fève de Dark
Vador (âprement disputée à une fillette lors de la galette des rois au Cercle de Dijon) pour Elouan, un petit livre sur les animaux pour Maëlo, un tit n’éléphant magnét et un pitit cadre pour
mettre une photo des toutounes, en plus du calendrier des Pacotilles envoyé tout de même par la Poste, pour Déphouine, et un Risk Star Wars pour Tonton Franck…
Maîcresse, elle, héritera d’un mignonet petit coquetier âne, « en attendant un autre cruc », qu’elle a dit Déphouine. M’enfin, son coquetier et le plaisir de revoir enfin ses copains,
ça lui suffit amplement, à Carioline, surtout, qu’il y a presque 13 ans, ces deux-là, ils lui ont fait un méga-super-extra cadeau en lui confiant son Chaussettes d’amour,
non ?
Carioline qui fait le guignol avec mes deux frangines
Les amis mangent tranquilous, pis les n’enfants vont se coucher. Les grands regardent le désormais célèbre « Bienvenue chez les Ch’tis » que Carioline découvre enfin, en souriant et en
traduisant quelques rares passages incompris à ses copains tourangeaux. On grignotte quelques biscuits au chocolat tandis que le film se termine tranquillement. Les deux z’amoureux montent se
coucher, et Carioline est un peu vert de terre, car maintenant que Maëlo a sa propre chambre, le n’ordinamoteur des copains, il est dans la chambre des parents, et elle pourra pas pianoter sur le
Nain Ternet pendant ses insomnies, hi hi hi ! M’enfin, elle finira par s’endormir…
Virgule a eu le droit d'aller jouer avec mes frangines, lui !
Vendredi matin, Tonton Franck part de bonne heure au cravail, Déphouine est prise toute la matinée, aussi Carioline se dit que ce ne serait pas bête de profiter de sa venue en Touraine pour aller
faire les soldes au magasin d’usine Aigle, à Ingrandes, histoire de se trouver de bonnes chaussures à pas trop cher… Donc, après une rapide balade, elle nous charge dans la voiture et nous
partons en courses.
Arrivée sur place, elle gare notre niche bien à l’ombre, largement devant, largement derrière et largement sur les côtés, pas de risque de se retrouver en plein soleil en cette matinée. Pis, elle rentre dans le magasin. Elle sourit, car derrière la caisse, il y a le monsieur à moustaches qui l’interpelle depuis qu’elle a découvert ce magasin d’usine avec ses parents, il y a quelques années en arrière. Ils ne se connaissent pas plus que ça, mais irrémédiablement, ce bonhomme, elle l’a toujours trouvé sympathique et toute la famille le qualifie de « notre copain »… sans jamais avoir parlé intimement avec ce vendeur serviable et jovial !
Elle fouine dans le magasin à la recherche de chaussures de marches solides, avec un minimum de coutures, même si elle sait pertinemment qu’elle ne trouvera pas l’équivalent des Mendl de son maître de stage Christophe ici… Pis, si elle pouvait trouver un bon haut de vrai ciré (elle a prêté le sien à un gamin du CPIE quand elle bossait encore à Merlieux et son super ciré n’est jamais revenu), ou alors un bas de ciré et un tit pantalon léger…
Pas de ciré cette fois, mais elle dénichera un sur-pantalon imperméable et respirant (à voir !), un
peu au-dessus de sa taille, mais comme ça se met par-dessus un pantalon, et qu’il y a des élastiques réglables, il fera très bien l’affaire. Et un pantalon d’été pas trop cher. Pour les
chaussures, c’est plus délicat, tous les modèles sur lesquels elle craque sont soit un peu cher, soit taillent un peu beaucoup trop grand (non, elle ne chausse pas du 45, notre
Bipède).
Elles sont où, tes nouvelles chaussures, tu dis ?
Les autres du rayon femme ont franchement trop de couture à son goût. Y’a bien une paire qui lui a sauté aux yeux, dans le rayon homme, tout en « cuir », mais sont en 39, alors qu’elle
fait du 37-38. Et bien entendu, ce modèle-là, il exite pas chez les filles. Son équivalent, il n’est que partiellement en cuir, le reste c’est de la toile. Et même si l’intérieur est en Gore-tex
aussi, ‘l’a tout de même une nette préférence pour le modèle homme, qu’elle a kidnappé quand même, des fois qu’on lui pique…
Elle demande une paire de chaussettes à une vendeuse, car bien entendu, elle est venu en sandalettes et les pieds nus ! Nunuche, va ! Elle essaye la paire de chaussure, indéniablement trop grande, mais avec une bonne paire de chaussettes de randonnée, ça ne devrait pas trop se sentir. Et forcément, elle craque et adopte la paire en cuir, repose l’autre définitivement…
Passage en caisse vers le monsieur rigolo, puis direction le supermarché pour nous ravitailler en
croquette, et direction Ports, pour faire un rapide coucou à Eliane, la voisine tourangelle, qui doit sûrement être en train de faire manger les n’enfants qu’elle garde. M’enfin, ce serait tout
de même dommage de passer si près et de ne pas s’arrêter lui dire bonjour. La Madame, elle appréciera et après quelques mots échangés, Carioline reprendra la route vers le
Louroux.
Les Bipèdes accompagneront aussi Léa au poney-club... Elle partira en balade avec Oasis...
Loulou, Maëlo, Déphouine et Caroline regarderont un peu les chevaux avant de repartir.

Déphouine n’est pas encore rentrée, alors, après un tit grignottage, Maîcresse va surfer un peu sur Nain Ternet pour commencer à mettre en ligne nos exploits précédents… La toupine arrive enfin,
pour mieux repartir déposer un bidon chez un copain. Carioline l’accompagne, histoire de revoir Merguez, une tite chatounnette qu’elle a recueillie bébé, alors qu’elle était dans la ruelle aux
chats harets, à Merlieux.
Comme la minette n’était alors pas sevrée, Carioline l’avait confiée à une chatte de sa copine Catherine, mère récémment, qui l’avait adoptée. Et une fois sevrée, ces copains de Déphouine avaient voulu l’adopter, et l’avaient surnommée Merguez car ils avaient été morts de rire d’apprendre qu’à Merlieux, nous avions une chatte nommée Moules-Frites (parce que trouvée en train de manger des moules-frites !).
Merguez, au final, elle ne l’apercevra que briévement, profitera un peu plus de Suki, sa copine, minette qu’elle était sensée « remplacée » car disparue pendant quelques années avant de retrouver la maison de ses maîtres… après l’arrivée de Merguez, bien sûr ! Mais le Jéjé, il fait aussi visiter son jardin, et les deux guizesses et le petit Maëlo picorent de-ci, de-là, des petits fruits rouges… Quand on en arrive aux bébés cochons dingues, Carioline se dit qu’un cochon d’Indes, ça serait bien à la ferme… C’est sympa, ça cause. M’enfin, le chef sera-t-il d’accord ?
Les Bipèdes se posent un instant, boivent infusion et cafés, et au moment de repartir se pose la question de savoir si notre Bipède réserve un ou deux petiots cochons dingues… Se laissera-t-elle tenter ? M’enfin, faudra qu’elle revienne le chercher, c’est pas bien pratique, même si il y a une petite chance qu’elle remonte par ici courant septembre.. Bon, y’a bien encore deux petits de la portée précédente, qui la font bien craquer, faut dire…
Ça n’a pas manqué… Comme Jéjé n’était pas trop contre se défaire des deux petits qu’il n’avait pas casé
jusqu’alors, Carioline les a embarqués. En se disant qu’au pire, si le chef n’était pas d’accord, elle les garderait pour elle, les pouics-pouics… Récupération d’une cage à z’oisieaux pour les
transporter pendant le voyage, avant de finalement faire l’acquisition de l’ancienne grande cage prêtée à Dark Vador, la lapine d’Elouan. Ca va en faire du monde en voiture…
Elle repart peut-être avec deux cochons dingues, mais toi tu restes là, hein, ma Biscotte !
Mais pour l’heure, de retour à la maison, les Bipèdes filent récupérer les n’enfants à la n’école. Puis Franck arrive à son tour. Après le repas, il sort la boîte du Risk, ce que redoutait un peu
Carioline, car dans ses souvenirs, quand son ancien n’amoureux Antoine mettait sa tête dans une partie de Risk « classique », on ne le revoyait pas avant un bon bout de temps. Et vue
l’heure avancée de la soirée, c’était mal barré pour se coucher de bonne heure..
Voilà donc nos deux drogués qui se plongent vaillamment dans la lecture des règles du jeu… Déjà, mettre les pièces en place. Vu l’effectif des armées, y’a du boulot, mon coco ! Faut compter, rata-compter… Les médocs faisant effet, c’est le cerveau plus qu’embrouillé que les explications s’ammoncèlent… Snarf, snarf, snarf ! Y z’y pigent que dalle, les deux machins ! Si vous alliez vous coucher, hein ? Allez, on range tout, on verra ça demain !
Le samedi matin, Déphouine veut présenter le maître de Léa à Carioline. L’a l’air méga intéressant comme instit, et Maîcresse lui refile le tuyau DePutter à Brugges, si il doit remplacer le matériel Kite qu’il a pour l’observation des oiseaux… Pis faudrait songer à rejoindre le pique-nique, les miss. Passage à la maison pour aller chercher le miam-miam et les deux coupines rejoignent Franck, les n’enfants, et les quelques autres parents d’élèves qui les attendent à côté du lac…
Ça chambre sec, ça fuse de toute part, non sans déplaire à Carioline, qui n’est pas la dernière à envoyer des piques, même si elles n’ont rien à voir avec celles de Tonton Franck, imbattable sur ce point… M’enfin, elle mange tout de même plus que lui… Rha la la ! Ça lui rappelle un jour où elle était à Villaines, et que sa maman l’avait appelée chez Déphouine. Au moment de l’appel, Carioline et Franck se chamaillaient à qui mieux-mieux. La Môman de Maîcresse entendant le chahut avait dit sérieusement à Déphouine : « Tiens, tu as des enfants chez toi ? » « Rheu, non, c’est Franck et Caro qui chahutent », snarf, snarf, snarf.
Tiens, pour se venger, la Maîcresse, elle pique discrétement la tongue du copain et va lui planquer sur une branche basse du chêne voisin. L’a rien vu, le gars… Le pique-nique se termine, les Bipèdes remballent la marchandise et il est temps de regagner les voitures… Le monsieur s’aperçoit qu’on lui a piqué sa tongue. Et bizarrement, il se tourne d’office vers Carioline… qui feint mollement de ne pas savoir où elle est… Elle se dirige vers le parking ranger les affaires. Sur la pelouse, on entend que ça chahute encore. Bataille d’eau et de soda, apprendra-t-on après. Le Franck est bien entendu de la partie et rentrera clopinant, plein de boisson sucrée.
L’a pas trouvé sa chaussure, on dirait. Il tire la goule, en plus. Pas si joueur que ça, alors ? Maîcresse a un peu de remords. Elle retourne avec lui lui montrer où elle est, sa tongue ! Non sans quelque appréhension des retombées, aussi, vite, vite, elle s’empresse de monter en voiture, des fois qu’il la laisse sur le parking, hi hi hi ! Meuh non. La tite tribu rentre au complet…
Par la suite, Maîcresse et Franck se replongeront dans un début d’une partie de Risk Star Wars avec
l’esprit un peu plus clair, mais bon, ne finiront pas non plus, car Carioline capitulera avant l’heure. Maîcresse, qui ne joue pas souvent de la brosse avec nous, ira débroussailler les
frangines, qui, si elles ne sont pas brossées plus souvent que nous, ont plus de nœuds que les Pacotilles, surtout Anouk, qui tient bien de Grand-Mère Belle de ce côté-là. Déphouine et Franck ne
reconnaîtront plus leurs chiennes. La pauvre Anouk a perdu sa queue de renard emmêlée et a désormais une queue de rat, snif !
Pfff, même les tiots s'y mettent à nous brosser !
Nous devions repartir samedi, qu’elle avait dit, la Maîcresse, histoire d’aller voir un concert le soir, et d’aller soit aux Pattes Palmées, soit en Champagne-Ardennes s’entraîner dimanche. Pis
comme ça, lundi, Carioline aurait eu une journée pour faire un peu le ménage. Sauf qu’après le pique-nique, l’était plus question de partir. Que dimanche, les copains ont très légérement insistés
encore pour qu’on reste un peu. Et les parents de Franck sont venus manger. Carioline était contente de les revoir, eux aussi. Repas de communion, plus question de partir… Maîcresse a du
re-rappeler ses voisins une nouvelle fois pour les prévenir qu’elle ne rentrerait finalement que lundi, hi hi hi !
Et lundi, effectivement, il nous a fallu plier bagages pour rentrer en Bourgogne, non sans quelque
nostalgie ! ! ! A bientôt les amis !

C'est ça, à bientôt, on t'attend pour la revanche !
Ravioli, le 1er juillet 08
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